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Cockpit pilotage
Outil d'analyse et de pilotage de la performance d'entreprise.
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SANJEI® — Marque déposée
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Cockpit pilotage — Analyse & pilotage de la performance d'entreprise
 Session active 119+ outils
— Méthode du consultant senior

Diagnostic complet
d'une entreprise
de A à Z

Un outil intégré combinant analyse financière, contrôle de gestion, stratégie, performance commerciale, opérations, valorisation et pilotage. Chaque indicateur est accompagné de sa formule, ses seuils critiques et son interprétation.

17modules d'analyse
119+outils & ratios
5étapes consulting
00

Carte d'identité de l'entreprise

Étape préalable

Diagnostic Express — 5 minutes

Premier scan rapide

Avant de plonger dans le détail, répondez aux 12 questions clés ci-dessous. Le système calcule en temps réel un score express /100, identifie automatiquement les 3 priorités d'action et oriente vers les modules détaillés à approfondir. Idéal pour un premier audit éclair ou un rendez-vous commercial.

12 questions clés

5 min

Résultat du diagnostic express

Synthèse instantanée
/ 100
Répondez aux 12 questions pour obtenir votre diagnostic
0 question répondue sur 12
FINANCE
EBE · Cash · Dette
MARCHÉ
Position · Clients · Marché
OPÉRATIONS
BFR · Pilotage · Équipe
FUTUR
Innovation · Risques · Croissance
🎯 Top 3 priorités d'action
  1. Répondez aux questions pour identifier vos priorités…
📍 Modules à approfondir en priorité
Le diagnostic indiquera ici quels modules de la boîte à outils explorer en priorité.
I

Analyse comptable & financière

Diagnostic — base
01

Le Bilan — Photographie patrimoniale

Structure

Photographie du patrimoine à une date donnée. Permet d'évaluer la structure financière, d'identifier les ressources et emplois, de mesurer la solvabilité et de comprendre la composition du patrimoine.

ACTIF = PASSIF (équation fondamentale)
Total actif k€ À saisir
Total passif k€ À saisir
Équilibre bilanciel (écart) k€
Seuils critiques
  • Écart < 1 % : équilibré
  • Écart 1-5 % : à vérifier
  • Écart > 5 % : incohérence
02

Compte de Résultat — Film de l'activité

Performance

Film de l'activité sur une période. Mesure la performance économique, identifie les sources de rentabilité et permet d'analyser les coûts.

Résultat = Produits − Charges
Chiffre d'affaires total k€
03

Tableau de Flux de Trésorerie (TFT)

Cash

Comprendre les flux de cash réels, identifier les tensions de trésorerie, évaluer la capacité de financement. Souvent plus révélateur que le résultat comptable.

Δ Trésorerie = Flux exploitation + Flux investissement + Flux financement
Variation de trésorerie k€
Lecture
  • Flux exploit. > 0 et > investissement : autofinancement sain
  • Flux exploit. > 0 mais < investissement : croissance financée par dette
  • Flux exploit. < 0 : modèle non viable sans financement externe
II

Soldes Intermédiaires de Gestion

Cascade de marges
Lecture en cascade : chaque SIG enlève une couche de charges pour isoler une dimension de la performance. Lire de haut en bas pour identifier la rentabilité se forme ou se détruit. Les SIG sont alimentés automatiquement par les données du module I.
04

Marge Commerciale

Activité négoce

Mesure la performance commerciale brute pour les activités de négoce (achat-revente).

MC = Ventes marchandises − Achats marchandises ± Var. stocks
Marge commercialek€
Taux de marge commerciale%
Seuils repères (négoce)
  • < 15 % : modèle fragile
  • 15-25 % : standard
  • > 25 % : confortable
05

Production de l'Exercice

Activité industrielle

Mesure le niveau réel d'activité productive (et non simplement vendue). Inclut la production stockée et immobilisée.

P = Production vendue + stockée + immobilisée
Production de l'exercicek€
06

Valeur Ajoutée (VA)

Création de richesse

Mesure la richesse créée par l'entreprise — ce qui restera à partager entre les facteurs (personnel, État, prêteurs, actionnaires).

VA = (MC + Production) − Consommations externes
Valeur ajoutéek€
Taux de VA (VA / CA)%
Seuils (tous secteurs confondus)
  • < 20 % : forte dépendance externe
  • 20-35 % : standard industriel
  • > 35 % : forte création de valeur interne
07

Excédent Brut d'Exploitation (EBE)

Performance opérationnelle

Mesure la performance opérationnelle pure, indépendamment de la politique d'investissement, de financement et fiscale. L'indicateur le plus comparable entre entreprises.

EBE = VA + Subventions − Impôts & taxes − Charges de personnel
EBEk€
Taux d'EBE (EBE / CA)%
Seuils critiques
  • EBE < 0 : modèle économique défaillant
  • 0-5 % CA : tension forte
  • 5-10 % CA : standard
  • > 10 % CA : performant
  • > 20 % CA : excellence
08

Résultat d'Exploitation (EBIT)

Performance économique

Performance économique après prise en compte de l'amortissement des outils de production. Reflète la rentabilité de l'activité courante.

RE = EBE − Dot. amortissements & provisions
Résultat d'exploitationk€
Marge opérationnelle%
Seuils
  • < 0 % : non rentable
  • 0-5 % : fragile
  • 5-15 % : sain
  • > 15 % : excellent
09

Résultat Courant Avant Impôt (RCAI)

Impact financier

Mesure l'impact de la politique financière (intérêts, placements) sur la performance.

RCAI = RE + Résultat financier
RCAIk€
10

Résultat Net

Bottom line

Rentabilité finale revenant aux actionnaires après éléments exceptionnels et impôts.

RN = RCAI + Résultat exceptionnel − Impôt − Participation
Résultat netk€
Marge nette%
Seuils marge nette
  • < 0 % : perte
  • 0-3 % : faible
  • 3-8 % : standard
  • > 8 % : excellent
11

Capacité d'Autofinancement (CAF)

Ressources internes

Ressources internes générées par l'activité pour rembourser la dette, investir, distribuer des dividendes, financer la croissance. La CAF se calcule selon la méthode additive (à partir du résultat net en ajoutant les charges non décaissables et soustrayant les produits non encaissables) ou la méthode soustractive (à partir de l'EBE). Les deux méthodes convergent.

Méthode additive : CAF = RN + Dot. amortissements + Dot. provisions − Reprises sur provisions − Produits de cession + Valeur comptable des actifs cédés − Quote-part subventions virée au résultat
CAF (méthode additive)k€
Taux CAF (CAF / CA)%
Seuils du taux CAF / CA
  • < 3 % : insuffisant, capacité de remboursement et d'investissement limitée
  • 3-7 % : standard, à comparer au secteur
  • 7-15 % : confortable
  • > 15 % : excellent (services à forte marge, SaaS)
III

Équilibre financier

FRNG · BFR · Trésorerie
Règle d'or : les ressources stables doivent financer les emplois stables. Si la trésorerie est négative durablement, l'entreprise finance son cycle d'exploitation par la dette à court terme — situation à risque.
12

Fonds de Roulement Net Global (FRNG)

Équilibre LT

Mesure l'équilibre long terme : excédent des ressources stables sur les emplois stables. Un FRNG positif est une "marge de sécurité" pour financer le cycle d'exploitation.

FRNG = Ressources stables (CP + Dettes LT) − Immobilisations
FRNGk€
Seuils
  • FRNG < 0 : déséquilibre structurel
  • FRNG ≈ 0 : tendu
  • FRNG > 0 : sain
13

Besoin en Fonds de Roulement (BFR)

Cycle d'exploit.

Mesure le besoin de financement du cycle d'exploitation. Un BFR élevé = l'entreprise finance ses clients/stocks avec sa propre trésorerie. Levier n°1 d'optimisation cash.

BFR = (Stocks + Créances clients) − (Dettes fournisseurs + Autres dettes exploit.)
BFRk€
BFR en jours de CAjours
Seuils BFR / CA
  • BFR négatif : modèle générateur de cash (distrib., e-commerce)
  • < 30 jours : excellent
  • 30-60 jours : standard industriel
  • > 90 jours : BFR à optimiser
14

Trésorerie Nette

Liquidité réelle

Liquidité réelle disponible. C'est ce qui reste du FRNG après financement du BFR. Indicateur ultime de santé financière à court terme.

TN = FRNG − BFR
Trésorerie nettek€
Diagnostic
  • TN > 0 stable : équilibre solide
  • TN négative ponctuellement : à surveiller
  • TN < 0 chronique : risque cessation de paiement
IV

Ratios financiers

Structure & rentabilité
15

Ratio d'Autonomie Financière

Indépendance

Mesure l'indépendance financière vis-à-vis des prêteurs. Plus le ratio est élevé, plus l'entreprise est autonome.

Autonomie = Capitaux propres / Total bilan
Ratio d'autonomie%
Seuils
  • < 20 % : dépendance forte
  • 20-30 % : limite bancaire
  • > 30 % : sain
  • > 50 % : très solide
16

Ratio d'Endettement (Gearing)

Levier

Mesure le levier financier — combien de dette pour 1€ de capitaux propres.

Gearing = Dettes financières / Capitaux propres
Gearing×
Seuils bancaires usuels
  • < 0,5 : très peu endetté
  • 0,5-1,0 : raisonnable
  • 1,0-1,5 : limite haute
  • > 1,5 : risque de défaut
17

Capacité de Remboursement

Risque bancaire

Nombre d'années nécessaires pour rembourser la dette avec la CAF actuelle. Indicateur clé des banques.

Capacité = Dette financière nette / CAF
Capacité remboursementannées
Seuils bancaires
  • < 3 ans : excellent
  • 3-5 ans : acceptable
  • > 5 ans : refus bancaire probable
18

Liquidité Générale

CT

Capacité à faire face aux échéances de court terme avec les actifs circulants.

Liquidité = Actif circulant / Dettes court terme
Liquidité générale×
Seuils
  • < 1,0 : risque insolvabilité CT
  • 1,0-1,5 : limite
  • > 1,5 : confortable
19

Rentabilité Économique (ROA / ROCE)

Efficacité actifs

Mesure l'efficacité économique des actifs/capitaux investis, indépendamment de la structure de financement. À comparer au WACC.

ROCE = EBIT / Capitaux investis (CP + Dettes financières)
ROCE%
Seuils
  • < 5 % : destruction de valeur probable
  • 5-10 % : moyen
  • 10-15 % : bon
  • > 15 % : excellent
20

Rentabilité Financière (ROE)

Actionnaires

Rendement pour les actionnaires. À comparer au coût des fonds propres (≈ 8-12 %).

ROE = Résultat net / Capitaux propres
ROE%
Seuils
  • < 5 % : décevant
  • 5-10 % : standard
  • 10-15 % : bon
  • > 15 % : excellent
V

Analyse opérationnelle

Rotations & délais
21

Rotation des Stocks

Stock

Nombre de jours que les stocks "dorment" en moyenne. Détecter les surstocks ou ruptures.

Rotation = Stock moyen / Coût d'achat × 360
Rotation stocksjours
Seuils repères
  • < 30 j : excellent (FMCG)
  • 30-60 j : standard distribution
  • 60-90 j : industrie
  • > 120 j : surstock probable
22

DSO — Délai Client

Créances

Délai moyen de paiement des clients. Lever d'optimisation cash majeur.

DSO = Créances clients / CA TTC × 360
DSOjours
Seuils (norme LME France : 60 j max)
  • < 30 j : excellent
  • 30-45 j : bon
  • 45-60 j : limite légale
  • > 60 j : hors-norme
23

DPO — Délai Fournisseurs

Dettes

Délai moyen de paiement aux fournisseurs. Plus c'est long, plus c'est financé "gratuitement" — mais attention aux relations.

DPO = Dettes fournisseurs / Achats TTC × 360
DPOjours
Seuils
  • < 30 j : sous-utilisé
  • 30-60 j : standard
  • > 60 j : risque rupture fournisseur
24

Rotation des Actifs

Productivité

Mesure la productivité des actifs : combien de CA généré par 1€ investi.

Rotation = CA / Total actif
Rotation actifs×
Seuils (varie selon capital-intensité)
  • < 0,5 : très capital-intensif ou sous-performant
  • 0,5-1,0 : industriel standard
  • 1,0-2,0 : services / distribution
  • > 2,0 : excellent (asset-light)
24+

Cycle de Conversion du Cash (CCC)

+ Synthèse opérationnelle

Synthèse opérationnelle clé : nombre de jours entre la sortie de cash (achats) et l'encaissement client. Indicateur cash-conversion-cycle ultime.

CCC = DSO + Rotation stocks − DPO
Cycle de conversionjours
Seuils
  • CCC ≤ 0 : modèle générateur de cash (Amazon, Dell)
  • 0-30 j : excellent
  • 30-90 j : standard
  • > 90 j : forte tension cash
VI

Contrôle de gestion & pilotage

Coûts · Budget · Écarts
Logique : de la comptabilité analytique vers le coût cible. Chaque outil aide à comprendre sont les coûts et comment les piloter. Les calculs ci-dessous s'appuient sur les données du compte de résultat saisies en Module I.
25

Comptabilité analytique

Cadre

Ventiler les coûts par produit, activité, centre d'analyse ou projet. Permet de répondre à la question : « où mon argent est-il vraiment dépensé, et qu'est-ce que ça rapporte ? ». C'est le préalable à toute décision de pilotage des coûts.

Bonnes pratiques
  • Au moins 2 axes croisés (ex : produit × client)
  • 1 seul axe : analytique limitée
  • Aucune ventilation : pilotage à l'aveugle
26

Charges incorporables

Retraitement

Retraiter la comptabilité générale pour obtenir des coûts économiquement pertinents.

Charges incorporées = Charges comptables + supplétives − non incorporables
27

Coûts directs / indirects

Typologie

Directs = affectables sans calcul à un produit (matières, MOD productive). Indirects = nécessitent une clé de répartition (loyer, encadrement, marketing). Plus la part d'indirects est forte, plus l'analytique est complexe et plus le risque d'imputation erronée augmente.

Part des coûts indirects%
Seuils
  • < 25 % : analytique simple et fiable
  • 25-50 % : nécessite des clés de répartition robustes
  • > 50 % : risque élevé d'erreur d'imputation, méthode ABC recommandée
28

Coûts fixes / variables

Structure

Fixes = indépendants du volume (salaires permanents, loyers, amortissements). Variables = proportionnels à l'activité (matières, énergie, commissions). Le ratio détermine la sensibilité du résultat à une variation de CA (cf. levier opérationnel, outil 99).

Part des coûts fixes%
Seuils typiques
  • < 30 % : structure souple, faible risque conjoncturel
  • 30-60 % : équilibrée, risque modéré
  • > 60 % : structure lourde, fort levier opérationnel — danger en cas de baisse d'activité
29

Méthode du Coût Variable — MCV

Contribution

Ce qui reste après couverture des coûts variables, pour absorber les coûts fixes et générer du résultat.

MCV = CA − Coûts variables
Marge sur coût variablek€
30

Taux de marge sur coût variable

Rentabilité opérationnelle

Pourcentage de chaque euro de CA qui contribue à couvrir les charges fixes puis à générer du résultat. C'est le levier principal d'amélioration de la rentabilité par action sur le pricing et les coûts variables.

Taux MCV = MCV / CA
Taux de MCV%
Seuils
  • < 20 % : modèle économique fragile
  • 20-40 % : correct (secteurs industriels)
  • > 40 % : élevé (services, SaaS, marques fortes)
31

Seuil de Rentabilité

Point d'équilibre

CA minimal à réaliser pour couvrir l'ensemble des charges (fixes + variables). En-dessous : perte. Au-dessus : profit.

SR = Charges fixes / Taux MCV
Seuil de rentabiliték€
32

Point Mort

Date d'équilibre

Date dans l'année à partir de laquelle l'entreprise commence à dégager du résultat. Un point mort tardif signifie une fragilité saisonnière.

Point Mort = SR / CA × 360
Point mortjours
Seuils
  • < 180 j : équilibre avant l'été — robuste
  • 180-270 j : équilibre fin Q3 — à surveiller
  • 270-360 j : équilibre tardif
  • > 360 j : entreprise structurellement déficitaire
33

Marge de Sécurité

Résilience

Capacité à absorber une baisse de CA avant de basculer en perte. C'est l'indicateur clé pour évaluer la résilience face à une crise sectorielle.

Marge sécurité = CA − SR  |  Indice de sécurité = Marge / CA
Marge de sécuriték€
Indice de sécurité%
Seuils indice de sécurité
  • < 10 % : très fragile
  • 10-25 % : à surveiller
  • 25-50 % : confortable
  • > 50 % : excellente résilience
34

Coût complet

Méthode

Coût réel d'un produit ou service incluant toutes les charges (directes + indirectes après répartition). Sert à fixer les prix de vente et à juger la rentabilité par produit.

Coût complet unitaire
Marge unitaire
Taux de marge%
35

Coût marginal

Décision court terme

Coût d'une unité supplémentaire produite. Sert aux décisions ponctuelles : accepter une commande exceptionnelle, sous-traiter, externaliser. Tant que le prix de vente > coût marginal, la commande est intéressante (à condition que les coûts fixes soient déjà couverts par l'activité courante).

Contribution marginale
Règle de décision
  • Prix > coût marginal : accepter (contribue au résultat)
  • Prix < coût marginal : refuser (chaque unité aggrave la perte)
36

Coût standard

Budget

Coût prévisionnel calculé à partir d'hypothèses normées (rendements, prix d'achat, temps de main d'œuvre). Sert de référence pour l'analyse des écarts (outil 38) et la construction budgétaire.

37

Coût Cible (Target Costing)

Conception

À l'inverse de la logique classique « coût + marge = prix », on part du prix accepté par le marché et de la marge cible pour déduire le coût maximum admissible. C'est l'outil clé de conception de produits rentables sur des marchés concurrentiels.

Coût cible = Prix de marché − Marge cible
Coût cible
Écart à combler
38

Analyse des Écarts Budgétaires

Pilotage

Comparer budget vs réel, ou standard vs réalisé. Décomposer en : écart de prix, écart de volume, écart de mix.

Écart CAk€
Écart coûtsk€
Écart de marge totalk€
39

Budget de Trésorerie

Anticipation cash

Anticiper les tensions de cash mois par mois. Outil indispensable en PME et en croissance.

40

Reporting & Tableaux de Bord

Pilotage

Piloter la performance en temps réel. Un bon TdB = ≤ 10 KPI critiques, mis à jour mensuellement, partagés et discutés.

VII

Stratégie d'entreprise

SWOT · PESTEL · Porter · BCG
41

Analyse SWOT scorée

Diagnostic synthétique

Vision synthétique interne (forces/faiblesses) / externe (opportunités/menaces). Notez l'intensité de chaque quadrant de 1 (faible) à 5 (fort) — le score net interne (S−W) et externe (O−T) sera calculé automatiquement.

S — Forces

W — Faiblesses

O — Opportunités

T — Menaces

Score net interne (S−W)/ 5
Score net externe (O−T)/ 5
Posture stratégique recommandée
Lecture de la posture stratégique
  • Interne + / Externe + → OFFENSIVE : exploiter les opportunités avec les forces (croissance, conquête)
  • Interne + / Externe − → DÉFENSIVE : utiliser les forces pour neutraliser les menaces (consolidation)
  • Interne − / Externe + → AJUSTEMENT : combler les faiblesses pour saisir les opportunités (transformation)
  • Interne − / Externe − → SURVIE : restructurer rapidement, repositionnement nécessaire
42

Analyse PESTEL scorée

Macro-environnement

Cartographier les forces macro-économiques qui pèsent sur l'entreprise. Pour chaque dimension, notez l'impact NET sur l'activité de −3 (très défavorable) à +3 (très favorable). Le score global indique si le contexte macro est porteur ou contraire.

Score PESTEL global/ ±18
Lecture du score PESTEL
  • ≤ −6 : Macro très défavorable — environnement structurellement adverse, repositionnement à envisager
  • −6 à −2 : Macro contraire — vents contraires, prévoir résilience et adaptation
  • −2 à +2 : Macro neutre — pas de pression notable, la performance dépend de l'exécution interne
  • +2 à +6 : Macro porteur — vents favorables, accélérer la conquête
  • ≥ +6 : Macro très porteur — fenêtre exceptionnelle, capitaliser massivement
43

5 Forces de Porter

Intensité concurrentielle

Évaluer l'attractivité d'un secteur. Plus la pression est forte sur les 5 axes, plus le secteur est difficile.

Score de pression concurrentielle/ 25
Lecture
  • ≤ 12 : secteur attractif
  • 13-18 : pression standard
  • > 18 : secteur très contraint
44

Chaîne de Valeur de Porter

Création de valeur

Identifier où se crée la valeur. Activités primaires (logistique, production, vente, service) et activités de soutien (infra, RH, technologie, achats).

45

Matrice BCG

Portefeuille

Arbitrer un portefeuille d'activités selon part de marché (relative) et croissance du marché.

★ StarsPdM forte / Croissance forte
? DilemmesPdM faible / Croissance forte
💰 Vaches à laitPdM forte / Croissance faible
🐕 Poids mortsPdM faible / Croissance faible
46

Matrice McKinsey / GE

Priorisation investissements

Plus nuancée que la BCG (matrice 3×3). Axe attractivité du marché × force concurrentielle.

47

Business Model Canvas scoré

Modèle économique

Cartographier le modèle économique en 9 blocs. Pour chaque bloc, notez la solidité de 1 (fragile / non défini) à 5 (différenciant / robuste / défendable). Un score BMC global révèle la robustesse du business model.

Score moyen BMC/ 5
Bloc le plus faible
Lecture du score BMC
  • Score moyen ≤ 2.5 : business model fragile, plusieurs blocs à reconstruire
  • 2.5–3.5 : business model viable mais perfectible
  • 3.5–4.5 : business model solide
  • ≥ 4.5 : business model exceptionnel, fortement défendable
  • Un bloc ≤ 2 : maillon faible — risque de rupture sur cette dimension, priorité absolue
48

Blue Ocean Strategy

Espace concurrentiel

Créer un espace concurrentiel nouveau plutôt que d'affronter la concurrence dans l'océan rouge.

49

Jobs To Be Done (JTBD)

Besoin client

Comprendre le "job" que le client cherche à accomplir, au-delà du produit.

VIII

Croissance & performance commerciale

CAC · LTV · Churn · NRR
50

TAM / SAM / SOM

Potentiel marché

TAM = marché total adressable. SAM = marché accessible (géo + produit). SOM = part atteignable réaliste à 3-5 ans.

Part de marché actuelle / SOM%
Marge de croissance restante (SOM-CA)k€
51

CAC — Coût d'Acquisition Client

Marketing & ventes

Combien coûte l'acquisition d'un nouveau client. À comparer impérativement à la LTV.

CAC = Dépenses acquisition / Nouveaux clients
CAC€/client
52

LTV — Lifetime Value

Valeur client

Valeur économique générée par un client sur toute sa durée de vie.

LTV = Marge brute moyenne × Durée vie client
LTV€/client
53

Ratio LTV / CAC

Modèle économique

Indicateur clé du modèle. Référence SaaS : ≥ 3 pour rentabilité saine.

Ratio LTV/CAC×
Seuils
  • < 1 : destruction de valeur
  • 1-3 : à améliorer
  • 3-5 : sain
  • > 5 : sous-investit peut-être en acquisition
54

Churn Rate

Rétention

Taux de perte de clients (ou de revenu) sur une période. Levier critique de croissance.

Churn rate%
Seuils annuels
  • < 5 % : excellent (SaaS B2B)
  • 5-15 % : standard
  • > 20 % : alarmant
55

NRR — Net Revenue Retention

Croissance organique

Croissance générée par les clients existants (upsell − churn). Référence SaaS : > 100 %.

NRR%
Seuils
  • < 90 % : perte de revenu
  • 90-100 % : stable
  • 100-110 % : croissance organique
  • > 110 % : excellent
56

Taux de Conversion

Funnel

Mesure l'efficacité commerciale à chaque étape du tunnel.

Taux de conversion%
57

Pricing Power

Levier prix

Capacité à augmenter les prix sans perte de volume significative. Indicateur de force de marque et différenciation.

58

Analyse Pareto 80/20

Concentration

Identifier les 20 % de clients/produits qui font 80 % du CA ou de la marge.

Indice de concentration clients
Lecture
  • < 30 % : concentration saine (focus possible)
  • 10-20 % : très concentré
  • < 10 % : risque dépendance majeure
IX

Performance industrielle & opérationnelle

Lean · Six Sigma · TRS
59

Lean Management

Élimination gaspillages

Identifier et éliminer les 7 gaspillages (Muda) qui n'apportent aucune valeur au client : surproduction, attentes, transports inutiles, sur-traitement, stocks excessifs, mouvements inutiles, défauts/retouches. Étendu parfois aux 8 Muda avec le sous-emploi des compétences.

60

Six Sigma

Réduction variabilité

Méthode statistique de réduction de la variabilité des processus pour atteindre 3,4 défauts par million d'opportunités. Méthodologie DMAIC : Define (problème), Measure (mesurer), Analyze (causes racines), Improve (solutions), Control (pérenniser).

Niveaux Sigma
  • 2σ ≈ 31 % défauts : qualité très faible
  • 3σ ≈ 6,7 % défauts : qualité moyenne
  • 4σ ≈ 0,62 % défauts : standard industriel
  • 5σ ≈ 0,023 % : très bon
  • 6σ ≈ 3,4 ppm : excellence
61

TRS / OEE — Taux de Rendement Synthétique

Efficacité industrielle

Mesure unique de la performance d'un outil de production. Multiplicatif : un seul facteur faible plombe le total.

TRS = Disponibilité × Performance × Qualité
TRS / OEE%
Standards industriels
  • < 60 % : faible
  • 60-75 % : standard
  • 75-85 % : très bon
  • > 85 % : world-class
62

Theory of Constraints (TOC)

Goulot d'étranglement

Théorie de Goldratt : la performance d'un système entier est limitée par celle de son maillon le plus faible (goulot). Optimiser ailleurs ne sert à rien tant que le goulot n'est pas levé. Méthode en 5 étapes : 1) Identifier le goulot, 2) Exploiter au maximum, 3) Subordonner le reste, 4) Élever sa capacité, 5) Recommencer (le goulot s'est déplacé).

63

Process Mining

Data analytics

Reconstituer les processus réels à partir des logs des systèmes d'information (ERP, CRM, ticketing), par opposition aux processus théoriques documentés. Révèle les écarts, les boucles inattendues, les variantes non prévues, les goulots invisibles. Outils marché : Celonis, UiPath Process Mining, Disco, ProM.

X

Pilotage stratégique

KPI · BSC · OKR · NSM
64

KPI Tree

Décomposition

Décomposer un objectif stratégique en KPI opérationnels actionnables. Ex : CA = trafic × conversion × panier × fréquence.

65

Balanced Scorecard (Kaplan & Norton) scoré

Pilotage 360°

Pilotage multidimensionnel sur 4 axes équilibrés. Pour chaque axe, listez les KPI suivis ET notez la maturité de votre pilotage de 1 (aucun KPI, pas de suivi) à 5 (KPI définis, mesurés, revus, action plans associés). Le score équilibre est crucial : un BSC déséquilibré (ex: tout en finance, rien sur l'apprentissage) est dangereux à long terme.

Score moyen BSC/ 5
Équilibre (écart max-min)pts
Lecture du score BSC
  • Score moyen ≤ 2 : pilotage défaillant, l'entreprise navigue à vue
  • Score moyen 2–3.5 : pilotage en construction, à industrialiser
  • Score moyen ≥ 3.5 : pilotage solide
  • Écart ≥ 3 pts entre axes : déséquilibre dangereux — un axe est négligé, à risque structurel
  • Écart 2 pts : déséquilibre à corriger
  • Écart ≤ 1 pt : pilotage équilibré, vision 360° opérationnelle
66

OKR — Objectives & Key Results

Alignement

Aligner l'exécution avec la stratégie. 1 objectif qualitatif (Direction) + 3-5 résultats clés quantifiés (Mesure).

67

North Star Metric

Métrique unique

La métrique unique qui capture la valeur livrée au client et prédit la croissance. Ex : Airbnb = nuits réservées ; Spotify = minutes écoutées ; LinkedIn = profils complétés.

XI

Investissement & valorisation

DCF · VAN · TRI · WACC · EVA
68

DCF — Discounted Cash Flow

Valorisation entreprise

Méthode de valorisation reine en finance : la valeur d'une entreprise = somme des flux de trésorerie futurs qu'elle va générer, actualisés à un taux qui reflète le risque. C'est la base des évaluations de transmissions, fusions-acquisitions, levées de fonds.

Valeur entreprise = Σ FCFn / (1+WACC)n + Valeur terminale / (1+WACC)N
Valeur terminale (Gordon-Shapiro)k€
Méthode Gordon-Shapiro pour la valeur terminale
  • VT = FCF × (1+g) / (WACC − g) — sous condition WACC > g
  • Sensibilité élevée à g et WACC : toujours faire une analyse de sensibilité
  • Si g ≥ WACC : formule invalide, modèle à revoir
69

VAN — Valeur Actuelle Nette

Rentabilité projet

Mesure la rentabilité d'un projet d'investissement en actualisant tous ses flux futurs. Une VAN positive signifie que le projet crée de la valeur au-delà du coût du capital. C'est le critère de décision principal pour arbitrer entre projets.

VAN = Σ Fluxn / (1+t)n − Investissement initial
VANk€
Décision
  • VAN > 0 : projet crée de la valeur
  • VAN ≈ 0 : projet neutre
  • VAN < 0 : projet destructeur de valeur
70

TRI — Taux de Rendement Interne

Rentabilité projet

Taux qui annule la VAN. À comparer au coût du capital (WACC) ou seuil interne de rentabilité.

TRI estimé (approximation Newton)%
Seuils
  • TRI < WACC : refuser
  • TRI ≈ WACC : marginal
  • TRI > WACC + prime risque : accepter
71

WACC — Coût Moyen Pondéré du Capital

Coût capital

Coût moyen du financement. Sert de seuil de décision pour les projets et de taux d'actualisation pour le DCF.

WACC = (CP/V) × Kcp + (D/V) × Kd × (1−τ)
WACC%
Seuils
  • WACC < ROCE : création de valeur
  • WACC > ROCE : destruction de valeur
72

EVA — Economic Value Added

Création de valeur

Mesure la valeur réellement créée au-delà du coût du capital. EVA > 0 = entreprise crée de la richesse.

EVA = (ROCE − WACC) × Capitaux investis
EVAk€
Lecture
  • EVA > 0 : création de valeur
  • EVA < 0 : destruction de valeur
73

Analyse de Sensibilité

Test de robustesse

Tester l'impact d'une variation isolée sur chaque paramètre clé d'un modèle ou d'un business plan (CA, marge, taux, volumes). Permet d'identifier les variables critiques sur lesquelles le résultat est le plus sensible. Méthode usuelle : faire varier chaque paramètre de ±10 % à ±20 % en gardant les autres constants.

74

Stress Test

Scénarios extrêmes

Simuler la résilience de l'entreprise face à des scénarios extrêmes mais plausibles : récession sévère (−20 à −30 % CA), perte du client n°1, hausse brutale des matières premières (+30 %), crise de liquidité, choc fiscal ou réglementaire. C'est un outil clé pour le risk management et les présentations bancaires.

Lecture du stress test
  • Tous les scénarios laissent l'EBE positif : entreprise résiliente
  • 1-2 scénarios font basculer en perte : zones de vulnérabilité à couvrir
  • Plusieurs scénarios menacent la solvabilité : restructuration préventive nécessaire
XII

Gouvernance & risques

Risk mapping · DD
75

Cartographie des Risques

Identification

Recenser de manière exhaustive et structurée tous les risques susceptibles d'affecter l'entreprise. Catégories usuelles : stratégiques (marché, concurrence), opérationnels (processus, IT, RH), financiers (liquidité, change, taux), juridiques & conformité (RGPD, contentieux, fiscal), réputation, environnement & climat, cybersécurité.

76

Matrice Probabilité × Impact

Priorisation des risques

Coter chaque risque identifié sur deux axes 1-5 : probabilité d'occurrence et impact si survenue. Le produit P × I (score 1-25) hiérarchise les risques. Cette priorisation détermine où concentrer les efforts de mitigation (assurance, contrôle, transfert, évitement).

RisqueProbabilité (1-5)Impact (1-5)ScoreAction / Mitigation
9
9
9
9
9
Lecture du score P × I
  • 1-6 : risque faible — acceptation ou surveillance passive
  • 7-14 : risque modéré — plan de mitigation à formaliser
  • 15-25 : risque critique — action immédiate, transfert ou évitement
77

Analyse de Dépendance Clients & Fournisseurs

Concentration

Mesurer la concentration et donc la vulnérabilité.

Risque dépendance client n°1%
Seuils
  • Top 1 client < 10 % : faible risque
  • 10-25 % : à surveiller
  • > 25 % : risque majeur
78

Due Diligence

Acquisition

Audit complet d'une cible avant acquisition : financière, fiscale, juridique, sociale, environnementale, commerciale, IT.

XIII

Aide à la décision

Coût/bénéfice · Effort/Impact · Multi-critères
79

Analyse Coût / Bénéfice

ROI projet

Comparer simplement coût total et gains attendus actualisés.

Ratio bénéfice/coût×
Gain netk€
80

Matrice Effort / Impact

Priorisation

Trier les chantiers par leur ratio impact/effort. Toujours commencer par les quick wins.

Quick WinsImpact fort / Effort faible
Projets majeursImpact fort / Effort fort
Combler à temps perduImpact faible / Effort faible
À éviterImpact faible / Effort fort
81

Analyse Multi-Critères

Arbitrage complexe

Comparer plusieurs options sur plusieurs critères pondérés. Score = Σ (note × poids).

CritèrePoids (%)Option AOption BOption C
SCORE TOTAL100000

Notez chaque option de 0 à 10 sur chaque critère. Le score le plus élevé indique l'option à privilégier.

82

Scénarios Stratégiques

Planification

Préparer plusieurs trajectoires plutôt qu'une seule prévision linéaire.

XIV

Outils du consultant senior

Benchmark · VOC · Cohortes
83

Benchmark Concurrentiel

Positionnement

Comparer prix, marges, offre, acquisition, expérience client face à 3-5 concurrents directs.

CritèreNotre entrepriseConcurrent 1Concurrent 2Best-in-class
Prix moyen
Marge brute
Largeur d'offre
NPS / Satisfaction
Vitesse d'innovation
84

Voix du Client (VOC)

Insights

Capter les attentes réelles : interviews, NPS commenté, verbatim, irritants exprimés.

85

Analyse de Cohortes

Rétention

Mesurer la fidélisation par cohorte d'acquisition. Indispensable en SaaS/abonnement.

CohorteM0M3M6M12M24
100%
100%
100%
86

Mapping Stakeholders

Influence

Identifier décideurs, influenceurs, sponsors, bloqueurs sur un projet de transformation.

Gérer étroitementPouvoir + / Intérêt +
SatisfairePouvoir + / Intérêt -
Tenir informéPouvoir - / Intérêt +
SurveillerPouvoir - / Intérêt -
87

Analyse Culturelle

Frein humain

Évaluer les freins humains à la transformation. La culture mange la stratégie au petit-déjeuner (Drucker).

XV

IA & data pour le conseil moderne

BI · Forecasting · RPA · GenAI
88

BI / Data Visualization

Pilotage temps réel

Centraliser les données de l'entreprise et les restituer sous forme de tableaux de bord interactifs accessibles à tous les niveaux. Outils marché : Power BI (Microsoft, le plus répandu), Tableau (référence dataviz), Looker Studio (gratuit, écosystème Google), Qlik Sense, Metabase (open-source). Permet de remplacer les reportings Excel manuels par un pilotage en temps réel.

89

Forecasting — Prévisions

Anticipation

Prévoir l'avenir à partir de l'historique et de variables explicatives : ventes (saisonnalité, tendances, événements), trésorerie (encaissements/décaissements à 13 semaines), stocks (demand planning), demande, charges. Méthodes : moyenne mobile, lissage exponentiel (Holt-Winters), ARIMA, modèles ML (Prophet, XGBoost). Le forecasting est la base du S&OP (Sales & Operations Planning).

90

Analyse Prédictive

Machine Learning

Modèles statistiques et ML pour anticiper des événements à enjeu : churn prédictif (identifier les clients à risque de partir 60 jours avant), scoring de défaut paiement, détection de fraude (transactions atypiques), scoring commercial (probabilité de signer un deal), maintenance prédictive. ROI typique : passer de l'action curative à l'action préventive.

91

RPA — Automatisation des Processus

Productivité admin

Robotic Process Automation : logiciels qui imitent un humain sur des tâches répétitives (saisies, rapprochements, extractions, envois). Cible : opérations administratives à fort volume et faible valeur ajoutée. Outils marché : UiPath, Automation Anywhere, Blue Prism, Power Automate. ROI typique : 4-12 mois sur une tâche bien choisie. Économies de 30-70 % du temps humain.

92

IA Générative appliquée au conseil

Augmentation cognitive

Modèles génératifs (GPT, Claude, Gemini, Mistral) appliqués à : synthèse stratégique (résumer 50 pages en 2), analyse documentaire (Q&A sur contrats), génération de reportings, aide à la rédaction (notes, mémos, slides), simulation de scénarios, analyse de données non structurées (verbatim clients, emails). Cas d'usage à fort ROI dans toutes les fonctions support et le conseil. Attention aux risques : hallucinations, fuites de données confidentielles, biais.

XVI

Outils comptables & techniques avancés

Plan de financement · Levier · Provisions
93

Tableau de Financement

Variation FRNG

Analyse de la variation du Fonds de Roulement Net Global entre deux exercices. Décompose les ressources durables nouvelles (CAF, cessions, augmentation de capital, emprunts nouveaux) et les emplois stables (investissements, remboursements de dette, dividendes). C'est l'analyse rétrospective de la dynamique financière de l'entreprise — où est venu l'argent, où est-il allé ?

Lecture
  • Ressources > Emplois : amélioration du FRNG, équilibre LT renforcé
  • Ressources ≈ Emplois : stabilité, à surveiller selon contexte
  • Ressources < Emplois : dégradation, financement par BFR ou trésorerie
94

Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE)

Cash réel

Trésorerie réellement générée par l'exploitation, après absorption de la variation du BFR. Un EBE élevé peut masquer un cash nul si le BFR gonfle. L'ETE est le vrai indicateur de la capacité de l'exploitation à générer du cash.

ETE = EBE − ΔBFRE
ETEk€
Seuils
  • ETE > 0 et > investissements de maintien : autofinancement assuré
  • ETE > 0 mais < investissements : croissance dépendant de financements externes
  • ETE < 0 : croissance toxique — cash brûlé malgré une activité apparemment rentable
95

Plan de Financement

Projection 3 ans

Projection prospective des besoins et ressources financières à 3-5 ans. Outil clé pour : création d'entreprise (business plan), investissement majeur, levée de fonds, restructuration. Un plan déséquilibré (solde cumulé négatif) signale un besoin de financement complémentaire à anticiper.

Poste (k€)N+1N+2N+3
Besoins — Investissements
Remboursements dette
Δ BFR
Dividendes
Total besoins000
Ressources — CAF
Nouveaux emprunts
Augmentation capital
Cessions / subventions
Total ressources000
Solde (ressources − besoins)000
Lecture
  • Solde > 0 chaque année : plan financièrement viable
  • Solde positif cumulé mais négatif sur une année : besoin de relais de trésorerie temporaire
  • Solde cumulé < 0 : besoin de financement complémentaire à mobiliser
96

Budget de Trésorerie

Prévision mensuelle

Prévision mensuelle des encaissements et décaissements sur 12 mois glissants. Intègre les délais clients/fournisseurs, la TVA, les échéances sociales et fiscales. Sert à anticiper les déficits de trésorerie et à dimensionner les solutions de financement court terme. C'est l'outil de pilotage opérationnel de la trésorerie.

97

Plan de Trésorerie

Financement CT

Construction des solutions de financement court terme pour couvrir les besoins identifiés par le budget de trésorerie. Outils mobilisables : découvert bancaire (souple, cher), cession Dailly (créances pro), affacturage (cession + recouvrement), escompte (effets de commerce), crédit de campagne (saisonnalité), billet de trésorerie (grandes entreprises).

98

Effet de Levier Financier

Amplification

Mesure l'amplification (ou destruction) de la rentabilité actionnaire par la dette. Tant que la rentabilité économique (Re) dépasse le taux d'intérêt (te), s'endetter accroît la rentabilité financière (ROE). Si la situation s'inverse, la dette détruit de la valeur (effet massue).

EL = (Re − te) × Dettes/CP
Effet de levier (impact ROE)pts
Lecture
  • Re > te : levier positif — la dette amplifie le ROE
  • Re ≈ te : levier neutre — la dette n'apporte rien
  • Re < te : effet massue — la dette détruit la valeur actionnaire
99

Levier Opérationnel

Sensibilité résultat / CA

Mesure la sensibilité du résultat aux variations du CA. Plus les coûts fixes sont importants relativement à la MCV, plus le levier opérationnel est fort. Un LO de 3 signifie qu'une variation de 1 % du CA entraîne une variation de 3 % du résultat d'exploitation — dans les deux sens.

LO = MCV / Résultat d'exploitation
Levier opérationnel×
Seuils
  • < 2 : structure flexible, peu sensible à la conjoncture
  • 2-5 : standard industriel
  • > 5 : très sensible aux variations du CA, risque conjoncturel élevé
100

Analyse BFRE

Cycle d'exploitation

Analyse fine du Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation : décomposition par composante (stocks, créances, dettes fournisseurs) et identification des leviers d'action. Le BFRE absorbe ou libère du cash selon ses variations — un BFRE qui croît plus vite que le CA est un signal d'alerte.

Leviers d'optimisation BFRE
  • Stocks : S&OP, juste-à-temps, déstockage produits dormants
  • Clients (DSO) : acomptes, relances automatisées, scoring, affacturage
  • Fournisseurs (DPO) : renégociation délais sans rupture de relation
101

Analyse des Flux OEC

Trésorerie consolidée

Lecture des trois grandes catégories de flux selon le référentiel OEC (Ordre des Experts-Comptables) : flux d'activité (= cash généré par l'exploitation), flux d'investissement (acquisitions et cessions d'actifs), flux de financement (apports et remboursements). Outil clé pour le diagnostic bancaire, l'audit et le restructuring.

Lecture des profils types
  • Activité (+) > Investissement (−) : autofinancement
  • Activité (+), Investissement (−), Financement (+) : croissance financée — sain si rentable
  • Activité (−), Financement (+) : entreprise sous perfusion — alerte rouge
  • Activité (+), Investissement (+), Financement (−) : phase de désinvestissement / remboursement
102

Analyse des Charges Incorporables

Retraitement analytique

Retraitement de la comptabilité générale vers la comptabilité analytique. Charges incorporables : retenues pour le calcul des coûts (achats consommés, MOD, énergie productive). Non incorporables : exclues (charges exceptionnelles, IS). Supplétives : ajoutées bien que non comptabilisées (rémunération conventionnelle du dirigeant, des capitaux propres).

103

Répartition Primaire / Secondaire

Ventilation indirects

Méthode de ventilation des charges indirectes en deux étapes : répartition primaire = affectation directe aux centres d'analyse (principaux ou auxiliaires). Répartition secondaire = déversement des centres auxiliaires sur les centres principaux selon des clés (% d'utilisation). Étape technique mais incontournable pour obtenir des coûts complets fiables.

104

Centres d'Analyse

Architecture analytique

Découpage de l'entreprise en centres pour ventiler les charges indirectes. Centres principaux : liés directement à la production/vente (atelier, magasin, distribution). Centres auxiliaires : supports (entretien, énergie, IT, RH, administration). Les auxiliaires se déversent dans les principaux via la répartition secondaire.

105

Unités d'Œuvre (UO)

Imputation

Unité de mesure d'activité utilisée pour imputer les charges d'un centre d'analyse aux produits. Exemples : heure machine pour un atelier capital-intensif, heure de MOD pour un atelier main-d'œuvre intensif, kg traité dans l'agro, unité produite dans un montage standardisé, ligne de commande en logistique. Le choix de l'UO est stratégique : il oriente l'analyse de rentabilité.

106

Méthodes de Valorisation des Stocks

FIFO · CUMP

Choix de la méthode comptable et analytique de valorisation. FIFO (First In First Out) : sortie au coût d'achat le plus ancien — stock valorisé au plus récent. CUMP (Coût Unitaire Moyen Pondéré) : moyenne pondérée recalculée. CUMP mobile : recalcul à chaque entrée. En période d'inflation, le FIFO majore le résultat (sortie des coûts anciens, plus bas) vs CUMP qui lisse.

Critères de choix
  • FIFO : produits périssables, traçabilité requise, prix stables ou baissiers
  • CUMP : matières fongibles, prix volatils, simplicité de gestion
  • LIFO interdit en France et en IFRS (autorisé US GAAP uniquement)
107

Analyse des Écarts Budgétaires

Contrôle budgétaire

Décomposition des écarts entre réalisé et budgété pour identifier les causes (effet prix, effet volume, effet mix, effet productivité, écarts de coûts fixes). Méthode systématique en contrôle de gestion : on décompose l'écart total en sous-écarts isolables. Permet de cibler les actions correctives.

Typologie des écarts
  • Écart de prix : différence entre prix réel et prix standard × quantité
  • Écart de volume : différence entre quantité réelle et quantité budgétée × prix standard
  • Écart de mix : impact de la composition du panier
  • Écart sur charges fixes : sur-/sous-absorption due à l'activité
108

Balanced Scorecard (Kaplan & Norton) — rappel

Pilotage multidim.

Méthodologie complète développée à Harvard par Kaplan et Norton : 4 axes (Finance, Clients, Processus internes, Apprentissage) avec une carte stratégique reliant les objectifs des 4 axes par relations causales (l'apprentissage améliore les processus, qui améliorent la satisfaction client, qui améliore la finance). Outil 65 ci-dessus pour scoring détaillé.

109

Analyse Crédit-Bail

Retraitement comparabilité

Retraitement des contrats de crédit-bail pour homogénéiser l'analyse financière. En comptes sociaux, un crédit-bail apparaît en simple charge de loyer (résultat) — alors qu'économiquement c'est l'équivalent d'une acquisition financée par dette. Retraitement : ajouter amortissement fictif au bilan (actif) et dette financière implicite (passif). Permet de comparer une entreprise qui loue à une autre qui achète.

110

Analyse Intérim & Masse Salariale

Retraitement VA

L'intérim est comptabilisé en consommations externes (compte 621) alors qu'économiquement c'est de la main d'œuvre. Pour comparer deux entreprises dont l'une recourt massivement à l'intérim et l'autre non, il faut reclasser l'intérim de consommations externes vers charges de personnel. Conséquence : la VA augmente (moins de consommations), l'EBE reste identique mais le ratio VA/CA devient comparable.

111

Gestion du Risque Client

Recouvrement

Outils opérationnels de gestion du risque d'impayé : lettrage (rapprochement facture/paiement), balance âgée (analyse des créances par tranche d'ancienneté), relances graduées (mail, courrier, mise en demeure), scoring crédit avant ouverture de compte, provisions clients douteux selon ancienneté. Cible : minimiser les pertes sur créances irrécouvrables tout en préservant la relation commerciale.

Bonnes pratiques
  • % créances > 60j : < 5 % du total clients
  • 5-15 % : nécessite une cellule recouvrement active
  • > 15 % : process de recouvrement défaillant
112

Analyse TVA & Fiscalité Opérationnelle

Pilotage fiscal

Pilotage de la TVA collectée et déductible, anticipation des décalages temporels (encaissements / décaissements vs déclaration), gestion du crédit de TVA (demande de remboursement vs imputation), conformité (autoliquidation, intracom, e-invoicing). En BtoB la TVA est un flux neutre mais elle pèse fortement sur la trésorerie via les décalages.

113

Analyse des Modes de Financement

Structure capital

Panorama des options de financement et arbitrage selon coût, dilution, contraintes : dette bancaire (classique, taux fixe ou variable), crédit-bail (préserve les ratios bilan), affacturage (mobilisation créances), augmentation de capital (pas de dette, dilution), subventions (BPI France, régions), quasi-fonds propres (obligations convertibles, prêts participatifs), crowdfunding, obligations (Euro PP pour ETI).

114

Analyse des Amortissements

Intensité capitalistique

Mesure l'intensité capitalistique (combien d'actifs immobilisés pour produire) et la politique de renouvellement (le taux d'amortissement reflète l'âge moyen des actifs). Méthodes : linéaire (charge constante, le plus courant), dégressif (charge plus forte les premières années, avantage fiscal sur biens éligibles), exceptionnel (amortissement accéléré pour incitation fiscale ponctuelle).

Ratio renouvellement (Inv / Dot)×
Lecture
  • Inv / Dot < 0,8 : sous-investissement, outil vieillissant
  • 0,8-1,2 : renouvellement à l'identique
  • > 1,2 : phase d'investissement (croissance ou modernisation)
115

Analyse des Provisions

Prudence

Évaluation des risques futurs et application du principe de prudence comptable. Provisions pour risques (litiges, garanties données, restructuration), provisions pour charges (gros entretien, départs en retraite — IFC), provisions pour dépréciation (clients douteux, stocks obsolètes, titres). Une politique de provision trop laxiste embellit le résultat ; trop conservatrice le pénalise.

116

Analyse des Titres Financiers

Placements & participations

Examen des titres détenus par l'entreprise : titres de participation (filiales, > 10 %, contrôle/influence — pas d'amortissement, mais dépréciation possible), titres immobilisés de l'activité de portefeuille, titres de placement (court terme, valorisés au coût ou cours du marché). Permet d'identifier la stratégie financière (diversification, partenariats, trésorerie placée).

117

Analyse des Gains/Pertes de Change

Risque devises

Mesure de l'exposition au risque de change pour les entreprises ayant des flux ou des positions en devises. Trois types d'exposition : transaction (créances/dettes en devises), économique (compétitivité face à concurrents en zone monétaire différente), conversion (consolidation de filiales étrangères). Instruments de couverture : forward, option, swap, ou couverture naturelle (matching achats/ventes par devise).

118

Analyse Participation Salariés

Redistribution

Mesure l'impact social et financier de la redistribution aux salariés. Dispositifs : participation (obligatoire > 50 salariés, formule légale basée sur bénéfice fiscal et CP), intéressement (facultatif, indexé sur performance), abondement PEE/PERCO (épargne salariale), actionnariat salarié. Levier d'engagement et de fidélisation, avec optimisation fiscale et sociale (exonération de charges).

119

Diagnostic Financier Global

Synthèse

Synthèse de l'ensemble du diagnostic financier sur 5 dimensions : rentabilité (marges, ROCE, ROE), solvabilité (autonomie, gearing, capacité remboursement), liquidité (FRNG, BFR, TN, ratio liquidité), structure financière (équilibre bilanciel, mix dette/CP), performance opérationnelle (rotation actifs, BFR jours, productivité). C'est l'aboutissement du diagnostic ; voir aussi la Scorecard globale ★ ci-dessous qui automatise cette synthèse à partir des données saisies.

XVII

Les vrais leviers de performance

Auto-diagnostic
Constat empirique : 90 % des problèmes d'entreprise relèvent de 10 leviers récurrents. Évaluez chacun de 1 (très problématique) à 5 (excellent). Cela alimentera le scorecard final.

Les 10 leviers structurels

Auto-éval.
Score moyen des leviers3.0/ 5

Évolution N-2 / N-1 / N — dynamique sur 3 exercices

Une analyse statique ne suffit jamais : la dynamique compte autant que le niveau. Saisissez les indicateurs des deux exercices précédents (N-1 et N-2) ci-dessous. Le système calcule automatiquement la tendance sur 3 ans, détecte les effets ciseaux, et visualise les courbes d'évolution.

N-2 / N-1

Saisie des exercices précédents

Données historiques

Reprenez les valeurs des exercices N-2 et N-1 dans les champs ci-dessous. Le système les compare aux valeurs N saisies dans les modules I à IV.

IndicateurN-2 (k€)N-1 (k€)
Chiffre d'affaires
EBE
Résultat d'exploitation
Résultat net
CAF
Capitaux propres
Dettes financières
BFR
Trésorerie nette
Δ

Tableau d'évolution sur 3 exercices

Tendance
IndicateurN-2N-1NΔ N-1 vs N-2Δ N vs N-1CAGR 2 ansTendance
CA
EBE
REX
RN
CAF
CP
Dette
BFR
TN
Lecture des tendances
  • ▲▲ Accélération : croissance qui s'amplifie d'année en année
  • ▲ Progression régulière sur les 2 années
  • ↔ Inflexion : tendance qui s'inverse en N (à analyser)
  • ▼ Décroissance régulière sur les 2 années
  • ▼▼ Accélération à la baisse : signal d'alerte fort
📈

Visualisation des tendances sur 3 exercices

Courbes

Évolution graphique des principaux indicateurs sur 3 exercices. Une courbe régulièrement ascendante traduit une dynamique saine ; une cassure ou inversion signale un point d'inflexion à analyser.

CA & EBE
Résultats (REX, RN)
Structure financière (CP vs Dette)
Cash (CAF, BFR, TN)
📊

Diagnostic dynamique automatique

Synthèse

Analyse automatique des effets ciseaux et de la tendance générale sur 3 exercices.

Effet ciseau EBE/CA (N vs N-1)
CAGR du CA sur 2 ans% / an
Tendance globale (indicateurs en progression sur 2 ans)/ 9
Évolution du gearing N-2 → N
Phase de cycle économique détectée
Z'

Z-score d'Altman — Prédiction de défaillance

Modèle statistique développé par Edward Altman (NYU, 1968, révisé pour entreprises non cotées). Combine 5 ratios financiers pondérés en un score unique qui prédit le risque de défaillance à 1-2 ans. Utilisé massivement par les banques, les assureurs-crédit et les agences de notation. Variante Z'-score (entreprises non cotées et industrielles) appliquée ici.

Z'

Z'-score d'Altman (entreprises non cotées)

Risque de défaillance

Le Z'-score d'Altman est calculé automatiquement à partir des données déjà saisies (bilan, compte de résultat). Une seule donnée complémentaire est requise : les réserves (bénéfices non distribués accumulés depuis la création).

Z' = 0,717 × T1 + 0,847 × T2 + 3,107 × T3 + 0,420 × T4 + 0,998 × T5
T1 = (Actif circulant − Dettes CT) / Total Actif  |  T2 = Réserves / Total Actif  |  T3 = EBIT / Total Actif
T4 = Capitaux propres / Dettes totales  |  T5 = CA / Total Actif
T1 — Liquidité (FR / Actif)
T2 — Réserves / Actif
T3 — Rentabilité (EBIT / Actif)
T4 — Structure (CP / Dettes)
T5 — Rotation (CA / Actif)
Z'-score Altman
Verdict
Grille de lecture du Z'-score (Altman, entreprises non cotées)
  • Z' < 1,23 : zone de défaillance — risque très élevé de cessation de paiements dans les 12-24 mois
  • 1,23 ≤ Z' < 2,90 : zone d'incertitude (grise) — situation fragile, surveillance et plan de redressement recommandés
  • Z' ≥ 2,90 : zone de sécurité — faible probabilité de défaillance, entreprise solide
À retenir : le Z'-score n'est pas une prédiction infaillible. Il agrège des données comptables qui peuvent être manipulées, ignore la dimension qualitative (management, marché) et est calibré sur des entreprises industrielles américaines des années 1960-1990. À utiliser comme signal d'alerte et à combiner avec une analyse qualitative. Le Z-score classique (Altman 1968) utilise pour T2 les bénéfices non distribués sur total actif, et pour T4 la valeur de marché des CP sur dettes — la variante Z' adapte ces ratios aux entreprises non cotées.
CH

Score Conan-Holder (variante française)

Banques françaises

Modèle français développé par Conan et Holder (1979), couramment utilisé par les banques françaises et la Banque de France. Calibré sur des PME françaises, il combine 5 ratios différents et donne un score qui prédit le risque de défaillance à 3 ans.

CH = 0,24·R1 + 0,22·R2 + 0,16·R3 − 0,87·R4 − 0,10·R5
R1 = EBE / Dettes totales  |  R2 = CP / Total Passif  |  R3 = Actif réalisable + disponible / Total Actif
R4 = Frais financiers / CA HT  |  R5 = Frais de personnel / VA
R1 — EBE / Dettes
R2 — CP / Total Passif
R3 — Actif réalisable / Actif
R4 — Frais financiers / CA
R5 — Charges personnel / VA
Score Conan-Holder
Probabilité de défaillance
Lecture du score Conan-Holder
  • Score < -0,05 : zone à risque — probabilité de défaillance > 65 %
  • -0,05 ≤ Score < +0,04 : zone d'incertitude — probabilité 30-65 %
  • +0,04 ≤ Score < +0,10 : zone favorable — probabilité 10-30 %
  • Score ≥ +0,10 : zone très favorable — probabilité < 10 %

Simulateur What-if — Scénarios stratégiques

Aide à la décision

Testez l'impact de décisions stratégiques sur la rentabilité et la trésorerie. Saisissez vos variations (en %) sur les leviers principaux : le simulateur calcule l'impact sur l'EBE, le résultat net et la trésorerie selon trois scénarios.

SC

Définition des scénarios — variations par rapport à N

Hypothèses

Pour chaque levier, indiquez la variation en % par rapport à l'exercice N actuel. Un signe + correspond à une hausse, un signe − à une baisse. Le scénario central est votre hypothèse la plus probable, l'optimiste teste un contexte favorable, le pessimiste stresse votre modèle économique.

Levier Optimiste (%) Central (%) Pessimiste (%)
Évolution du CA
Coût matières / achats
Charges de personnel
Autres charges externes
DSO clients (jours absolus)
Investissements supplémentaires (k€)

Impact des scénarios

Simulation
OPTIMISTE
CA simulé
EBE simulé
Résultat net
Impact trésorerie
CENTRAL
CA simulé
EBE simulé
Résultat net
Impact trésorerie
PESSIMISTE
CA simulé
EBE simulé
Résultat net
Impact trésorerie
📊 Lecture stratégique
Renseignez vos hypothèses pour visualiser la résilience de votre modèle économique.
💧

Prévisionnel Trésorerie 13 semaines

Cash management

Tableau classique du cash management : prévision glissante des encaissements et décaissements sur 13 semaines (un trimestre). Permet d'anticiper les tensions de trésorerie et de dimensionner les besoins de financement court terme.

CT

Paramètres et trésorerie de départ

Configuration
13S

Encaissements & décaissements prévisionnels

Tableau glissant

Saisissez les flux prévisionnels par semaine (en k€). Les totaux par semaine et la trésorerie cumulée se calculent automatiquement.

Poste / Semaine
Lecture du prévisionnel trésorerie
  • Trésorerie cumulée positive sur les 13 semaines : situation maîtrisée
  • Trésorerie négative mais dans la ligne de découvert autorisée : tension à surveiller, renégocier la ligne si récurrent
  • Trésorerie négative au-delà du découvert : besoin de financement complémentaire à mobiliser immédiatement (Dailly, affacturage, augmentation découvert, apport)
💧

Synthèse 13 semaines

Pilotage cash
TRÉSO MIN
TRÉSO MAX
SOLDE FIN S13
k€
SEM. EN TENSION
/ 13
Courbe de trésorerie cumulée
⚡ Diagnostic trésorerie
Renseignez les flux prévisionnels pour obtenir le diagnostic.

Scorecard globale & diagnostic automatique

Synthèse multi-dimensionnelle calculée automatiquement à partir des données saisies. Le score global et les six dimensions sont normalisés sur 100. Ce diagnostic constitue l'aboutissement de l'analyse, équivalent au Diagnostic Financier Global (outil 119) du document de référence.

Score de performance global

Synthèse
/ 100
Saisissez les données pour calculer le score
Le score global agrège six dimensions critiques : rentabilité opérationnelle, solidité financière, liquidité court terme, dynamique de croissance, position stratégique et maîtrise des risques. Chaque dimension est pondérée à parts égales.
Rentabilité opérationnelle
Solvabilité & autonomie
Liquidité court terme
Dynamique de croissance
Position stratégique
Maîtrise des risques
Vue radar — 6 dimensions
Plus la surface est large et régulière, plus l'entreprise est équilibrée
Rentabilité Solvabilité Liquidité Croissance Stratégie Risque 100 40
▲ Top forces détectées
  • Saisissez les données…
▼ Points de vigilance
  • Saisissez les données…

Lecture du score

Méthode
Le score est calculé par moyenne arithmétique des dimensions renseignées. Chaque dimension est notée 0–100 selon des seuils standardisés du contrôle de gestion et de l'analyse financière. Plus vous saisissez de données, plus le diagnostic est fiable.
Grille de lecture du score global
  • 0–35 — CRITIQUE : restructuration nécessaire, problèmes majeurs sur plusieurs dimensions
  • 35–55 — VIGILANCE : zones de fragilité significatives, plan correctif à engager
  • 55–75 — SAIN : performance honorable, marges d'optimisation identifiables
  • 75–100 — EXCELLENCE : entreprise performante, à consolider et défendre

Dashboard Cockpit — Point hebdo / mensuel

Pilotage opérationnel

Vue cockpit synthétique pour vos points de pilotage hebdomadaires ou mensuels. Tous les indicateurs sont calculés à partir des données saisies dans les modules précédents. Cible : revue d'1h avec votre comité ou imprimé recto/verso A4.

Paramètres de la revue & actions de la période

Configuration

Indicateurs vitaux

Top 4 KPI
CHIFFRE D'AFFAIRES
k€ — N
EBE / RENTABILITÉ
k€ — EBE
TRÉSORERIE NETTE
k€ — Trésorerie
BFR (jours de CA)
jours
📊

Évolution & structure

Visualisation
Tendance CA & EBE — 3 exercices
Décomposition de la valeur
🚦

Alertes & clignotants

Vigilance

Détection automatique des points d'attention et alertes critiques. Vert = sain, orange = à surveiller, rouge = action requise.

Les alertes s'afficheront automatiquement à partir des données saisies.
🎯

Zones de pilotage — 6 dimensions

Vue 360°
RENTABILITÉ
SOLVABILITÉ
LIQUIDITÉ
CROISSANCE
STRATÉGIE
RISQUES

Décisions & relevé de comité

Compte-rendu

Notes prises pendant la revue : décisions prises, arbitrages, points reportés, actions à confirmer.

Plan d'action consultant — 5 étapes

Restitution de la logique d'intervention du consultant senior : du diagnostic au pilotage, en passant par l'identification des leviers, la priorisation et le plan d'action.

1

Diagnostic — synthèse

Étape 1
Notez les constats issus de l'analyse (finance, marché, produit, organisation, RH, processus, data).
2

Leviers prioritaires identifiés

Étape 2
Marge, pricing, productivité, cash, croissance, organisation : quels leviers tirent le plus de valeur ?
3

Plan d'action — Quick wins / Moyen terme / Transformation

Étapes 3–4
Priorisation par horizon. Les quick wins (0–3 mois) financent et crédibilisent les chantiers structurels.
Horizon Action Responsable Impact (€)
Quick wins (0–3 m)
Moyen terme (3–12 m)
Transformation (12 m +)
5

Pilotage post-déploiement

Étape 5
Définissez le dispositif de pilotage : KPI, fréquence, instances de revue.
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Boîte à outils consultant — 119 outils + scorecard + Z-score + évolution 3 exercices + What-if + Trésorerie 13S
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